Le Vieux Léon : Un bar pas ordinaire

Au bout d’une petite rue légèrement excentrée du cœur de ville, la rue Jeannin, un bistrot populaire pour le moins inhabituel a pignon sur rue et débite des pressions et des blancs-pomme à gogo jusqu’à 2 heures du matin quand les voisins ne sont pas trop en colère 🙂

bar le vieux leon dijon

Il coule beaucoup d’alcool dans ce troquet à la devanture vieillotte. On dirait plutôt une guinguette avec ses anciennes guirlandes démodées. Ne vous y fiez pas ! Franchissez plutôt la porte. Commandez votre demi et observez. 

Ici, on vous sert exclusivement au comptoir et on encaisse de suite en espèces. L’appareil à carte bleue doit être en dépannage ou bien il n’a jamais existé.

Ça fume au Vieux Léon, et pas qu’en terrasse.

Dans ce rade passablement embrumé, les clients allument cigarettes sur cigarettes et ça n’a pas l’air de gêner quelqu’un. Pas même le boss, la soixantaine bien  tassée qui est venu, une fois n ‘est pas coutume,  avec son chien. La loi Evin, tout le monde s’en fout comme sa première cuite 🙂

L’ambiance est à la fête. L’unique playlist balance aussi bien un Brassens qu’un AC/DC quand ça n’est pas un Sardou, un Joe Dassin ou un vieux Stones. J’ai même entendu France Gall qui résistait. 

Un repère de gauchiste baba-cool.

Vous trouverez,  accoudé au zinc du Vieux Léon pour le moins collant, aussi bien un vieux prof de philo à la retraite, un petit étudiant en droit un peu bourgeois ou un punk à chiens sous l’empire d’un état déjà bien avancé. Il n’est pourtant que 21 h ! Ça promet ! Les tables sont déjà toutes occupées, et ça bouscule au bar. Il va falloir ouvrir le caveau. Une chose est certaine : Personne ne vient au Vieux Léon pour sucer de la glace . Les serveurs n’amusent pas le terrain. Il ne vaut mieux pas commander une menthe à l’eau. au risque de vous faire pourrir. 🙂 

Et la déco dans tout ça ?

C’est un peu roots ! La lumière est minimaliste, Il y a une flopée de bougies sur les tables juste à coté des moules à cake qui servent de cendriers, car je vous le rappelle: ici ça clope dans le bouclard. Dans un coin, un vieux flipper est allumé mais personne ne joue. Il y a aussi d’ anciens jeux d’arcades à joystick des années 80 du type « pac-man ».

Sur les murs sombres à peine éclairés, des affiches anti-capitalistes sont agrafées visiblement depuis des siècles au milieu de drapeaux, de plaques d’immatriculation et d’un poster de Brassens avec une moustache rousse. C’est bien normal que l’on trouve ce genre d’affiche au Vieux Léon.  

Au fond, c’est un défilé d’habitués qui se croisent en passant tant bien que mal une porte de saloon les conduisant vers un minuscule WC.  

Vers 23 heures, la soirée bascule. Ça devient vraiment bruyant, mais apparemment ça plait.  C’est la jungle. Les chevaux sont lâchés. La température monte et le volume vocal des soiffards aussi. Bizarrement, il n’y a pas trop d’embrouille dans cette taverne réputé depuis plusieurs décennies. 

Un pseudo batteur frappe le tempo depuis une heure sur le comptoir en tentant de converser avec un albanais. Ils ont du mal à se comprendre sauf pour commander les tournées 🙂 Ca tape sur les tables et ça chante. Ça danse aussi  par moments. Mais soudain le serveur agite sa queue de cheval car les voisins viennent d’appeler et il faut calmer le jeu. Il tente de réguler tranquillement la situation mais c’est compliqué.

Quand ça devient trop bruyant, certains clients vont à l’annexe :), heu, je veux dire la laverie qui jouxte le Vieux Léon.

Vous l’aurez compris, si vous voulez faire du gringue  à votre copine en lui glissant des mots doux à l’oreille, elle ne les entendra pas. Donc à éviter.

Quid des tarifs ? C’est très bon marché au Vieux Léon.

Bon courage pour trouver moins cher qu’au Vieux Léon sur tout Dijon

Happy hours de 17 à 19 h. 

Bouteille de 75 cl de Jeanlain est à 7 €. Bouteille de blanc-sirop à 5 € en happy hours.

Le Vieux Léon : 52 rue Jeannin à Dijon.